Les algues

Des algues bleues ondoient au fil du courant bleu,
Des algues friselant comme les longs cheveux
Des sirènes d’hier et dont le chant fatal
Attirait les marins voguant près du chenal.

Leurs volutes bouclées frémissent en dansant
Tout au long de la grève et au fil du courant
Qui va jusqu’au Cap Gris ; et des poissons d’argent
Pas plus grands que le doigt s’y faufilent en bans.

La Méditerranée qui oscille balance
Ses longues algues bleues aux flagelles qui dansent
Comme dansaient hier les sirènes létales
Attendant les marins noyés près du chenal.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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