Le renouveau

perce-neige

Vous vous croyez sec et fané,
Aussi rabougri que l’automne,
Avec un cœur triste et atone
Misérablement écorné

Par des faux-semblants séducteurs ;
Fermé définitivement
A n’importe quel sentiment,
Après un drame destructeur

Ou des amours dévastatrices…
Et puis, dans un coin reculé
De votre moi si esseulé,
Sur l’escarre des cicatrices

Une graine peut regermer,
Minuscule pousse d’espoir,
Presqu’invisible encor à voir :
Le prolifique verbe : « aimer » !

Une fleurette délicate,
Un sentiment tendre et léger
Qui pourrait peut-être alléger
L’infortune si scélérate

Qui vous a tellement blessé.
Dans le jardin de l’espérance
Va refleurir la folle chance
De pouvoir tout recommencer…

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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