Le pissenlit

Une première fleur s’est ouverte au jardin :
Un pissenlit costaud à l’allure arrogante
Qui a surgi tout seul au milieu de la menthe,
Du thym et du fenouil, du trèfle et du plantain.

C’est une herbe feuillue dont moultes vitamines
Pourraient ragaillardir maints pâles citadins
Et dont une assiettée donnerait bonne mine
Aux gens les plus chétifs du troupeau parisien

Car ses feuilles dentées parsemées de lardons
Sont les prémices verts du tout nouveau printemps ;
Une fleur de soleil dont les légers turions
S’envolent vers le ciel au souffle des enfants.

Mais il est affublé d’un nom bien dérisoire
Rappelant ses vertus : un nom diurétique !
Celui qu’il porte mieux et sans du tout déchoir ?
« Dents de lion » ! Tellement plus aristocratique…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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