L’Hiver

Austère et gris, vieux – vraiment vieux -,
Toujours vêtu de noir et d’eau,
Il est rabougri et ses yeux
Sont enfoncés au fond des os.

Il est très maigre et compassé,
Avançant difficilement
Dans les ruelles verglacées
Qu’il rend dangereuses sciemment.

Il clopine à tout petits pas
Et en marchant sonne le glas
Des dernières plantes vivaces.
Son souffle est tout givré de glace ;

Son teint cireux est presque vert,
Il a l’air malade et mourant ;
Mais quand il dit qu’il est «l’Hiver »,
Personne ne le plaint vraiment.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Hiver. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire