L’agneau

Il est encor mouillé, il a l’air tout pataud :
Il vient juste de naître et sa mère épuisée
Le lèche rudement, le poussant du museau.
Il titube et il tremble, tentant de se lever.

Un peu plus tard il va, s’essayant à marcher
Encor mal amarré au sol fangeux et gris.
Il vacille, il chancelle et puis s’en va téter,
Isolé du troupeau par sa mère brebis.

Mais bientôt il a l’air d’un ravissant nuage
Pourvu de quatre pattes si démesurées
Que ses bonds délirants au milieu de l’herbage
En font un joyeux drille tout blanc et tout bouclé.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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