La petite rue

 

Poème illustré par un tableau de :

Marie-Claire Houmeau
www.artpeint.com

Au fin-fond de Tallard une petite rue
Où dorment des maisons aux recoins biscornus.
Des maisons rose et ocre aux angles adoucis
Et que désavoueraient les maçons d’aujourd’hui.

Devant quelques maisons un tout petit jardin
Qui croule sous les fleurs dès que l’été revient ;
Ici c’est une cour grande comme un patio
Où roucoule le soir le chant d’un tourtereau.

Une fontaine y coule à longueur de journée,
De journée et de nuit… Tout au long de l’année !
Et le bruit de la rue c’est le soupir de l’eau
Qui chuinte dans la vasque où boivent des oiseaux.

Nul n’y passe jamais. Silencieuse et autiste,
Elle a su échapper aux hordes de touristes
Déferlant en été sur la Haute-Provence.
Une rue d’autrefois, taiseuse et en dormance

Où vivent peu de gens. Ils sont vieux et fanés
Et leur vie sans douceur les a pas mal usés,
Les oubliant pourtant au fond de leur impasse.
Ils ne font pas de bruit, attendant qu’elle passe…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous, La Haute Provence. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à La petite rue

  1. Houmeau dit :

    Bonjour ,

    Juste pour vous féliciter pour vos poèmes et pour vous remercier d’avoir mis ma toile et le lien sur votre site.
    Bonne continuation.
    Marie-Claire Houmeau

Laisser un commentaire