La farigoule

 

Je ne veux plus laver mes mains
Car je viens de cueillir du thym,
Et son odeur est si tenace
Que j’en garde une infime trace

Jusque dans les plis de mes doigts.
Subtilement fort et narquois,
C’est l’arôme de la Provence
Que je vais conserver, je pense,

Tant que je l’y pourrai  garder.
Impossible de l’effacer !
C’est le chaud parfum du matin
Que je tiens au creux de ma main

Comme un trésor presqu’infini.
La tiède senteur du Midi,
Séche et dorée, dense et vermeille.
Mes doigts sentent bon le soleil.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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