La coccinelle

 

Dans le fond du jardin un petit monstre d’or
S’est métamorphosé sur le tronc du figuier :
Tête en bas , funambule , la coccinelle est née
Sur un rameau mouillé détrempé par l’aurore.

Légère boule rouge, elle ne se restaure
Que des pucerons noirs qui squattent les rosiers.
Pour boire, elle est friande de gouttes de rosée,
Larmes bleues du matin que le ciel évapore.

Ses ailes cramoisies sont pointillées du noir
De sept ronds portant chance, et douceur, et espoir.
Elle semble rouler sur ses petites pattes

Et pose sur le vert, éclatante et vermeille,
Une tache arrondie du plus bel écarlate.
Elle est comme un bijou rutilant au soleil.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à La coccinelle

  1. Lu sur Facebook
    de Catherine Guichot :
    Les poèmes de Vette de Fonclare sont toujours un pur enchantement, la petite coccinelle qui nous ravit à chaque printemps et
    chatouillait nos mains d’enfants, exauçant tous nos vœux lorsqu’elle s’envolait vers nos amoureux !

  2. Savez-vous qu’on peut acheter leurs oeufs sur Internet pour les mettre dans nos jardins ? C’est super de planter des coccinelles, non ?

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