Comme un air de printemps…

rêve

Le ciel est sans couleur. Une brise paisible
Y balance opiniâtre un gros nuage gris
Qui résiste têtu, tout boursouflé de pluie…
Mais voici que tout change, et c’est très perceptible

A nos sens assoiffés d’éclat et de lumière,
Même si ce nuage est un peu importun !
Le dernier avatar d’un février défunt ?
Aurait-on entendu ma fervente prière

Adressée au soleil pour qu’enfin s’en revienne
Le beau temps disparu ? Un peu acidulé,
Le bleu dur qui conquiert le ciel couleur de lait
A la tonalité d’une faïence ancienne

Gardée précieusement au fond d’une vitrine.
Quant au soleil, tout doux, il ose se montrer
Et chasser le nuage, un peu plus assuré
Qu’il y a un instant. La fadeur ivoirine

Du ciel encor pâlot fond petit à petit.
La lumière est plus drue. Des couleurs apparaissent,
Qui s’en vont s’enhardir jusqu’à ce que renaissent
Les tout premiers bourgeons au bout des rameaux gris.

Le nuage a fondu. L’atmosphère est légère.
Il souffle un peu partout comme un air de printemps !
Hé ! Secoue-toi, Soleil, que revienne le temps
Où nous allons enfin nous saouler de lumière…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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