Carnaval

 

Tu es Moi, je suis Toi, nous devenons l’Un l’Autre.
Simulacres de vie et images faussées
Par une comédie triste et désabusée,
Simulation et feinte et autres patenôtres
S’agitent sur le Cours dans des chars de papier.

Costumes somptueux et clinquantes guenilles,
Apparence trompeuse et trompeuse gaîté,
Filles virilisées, garçons devenus filles
S’agitent sur le Cours dans des chars de papier
En jouant qui le luxe et qui la pacotille.

S’agitant sur le Cours dans des chars de papier,
Chacun devient Chacune, et l’on se force à rire
Pour mettre dans sa vie de l’irréalité.
On chante et l’on est beau pour ne plus trop souffrir
D’un destin terne et lourd qu’on voudrait oublier.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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