Aubagne

 

Poème illustré par :

Gilbert Thomas
http://gilbthomas.blogspot.com

Quand le soleil se couche en haut du Garlaban
Auréolant de roux le calcaire tout blanc,
Aubagne* l’apaisée se laisse un peu aller :
L’on est bien en juillet, mais il fait presque frais.

Le Bar du Cours est vide, et quatre Légionnaires
Prennent un pot bien sage et même un peu austère
En regardant les gens qui passent sur la Place.
Ils sont bien à bader ainsi sur la terrasse.

L’un des quatre soldats est encor un enfant,
Et très négligemment il joue en souriant
Avec un grand santon  acheté pour son frère.
Le plus joli de tous, le vieux Tambourinaire !

Car il est allé voir deux ou trois santonniers,
Leur armée débonnaire en argile et  papier,
Et s’il a  hésité,  il a fort bien choisi !
Près de lui ses amis se sont presqu’endormis

Sous le ciel bleu foncé. Et ils ne savent pas
Qu’une Ombre déambule, errant non loin de là :
C’est Pagnol qui parfois revient hanter sa ville
Alors qu’elle s’endort sous la lune immobile.

* Poème offert à la ville d’Aubagne

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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