Réveil estival

Poème illustré par un tableau de :

Michel Trapezaroff
www.trapezaroff.com

Jacassant à tue-tête, une pie obstinée
S’égosille au jardin. Il est encor très tôt
Et un matin bleuté grésille sur Allauch,
Souffrant depuis huit jours d’un été débridé.

On dirait cependant qu’il va faire plus frais !
Il y a même au ciel un unique nuage
Penchant impudemment au dessus du village
Son gros ventre dodu pour nous faire espérer…

Espérer de la pluie ? Pas au mois de juillet !
Peut-être un peu de vent s’il fait froid plus au Nord ?
Mais le soleil déjà fourbit ses flèches d’or
Pour nous les décocher méchamment, sans pitié.

On va vite arroser bien avant qu’il n’assèche
Les perles de rosée sur les fleurs du jardin
Où flotte très subtil le parfum du jasmin.
L’odeur de l’herbe humide est acide et bien fraîche

Car tout juste tondue hier soir vers huit heures.
Et ces effluves verts de thym, de romarin…
Oh ! quel moment exquis que ce petit matin
Encor frais, parfumé de zestes de bonheur !

 

 

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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