La Madrague de Montredon

 

C’est un tout petit port où dorment des pointus.
Mollement allongé sous le Marseilleveyre
Il ronronne au soleil qui lentement l’englue,
Etroit rectangle bleu enchâssé dans les terres.

Une digue l’enclôt pour bien le protéger,
Le hérissant au Sud d’un mur de rochers bleus.
Marseille n’est pas loin, et pourtant l’on dirait
Qu’on s’en est revenu aux temps moyenâgeux.

Car tout est calme ici, il y a peu de passants.
Les quais un peu glissants sont parfois maculés
De tripes de poissons, d’écailles d’éperlans,
De varech goudronneux et de bouts de filets.

L’eau stagne au pied du quai, il fait si chaud ce soir .
S’il y a peu de mistral  on va appareiller
Pour pêcher un poisson plutôt aléatoire.
La mer qui dodeline a des reflets violets.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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