L’étang gelé

 

C’est fou, c’est extraordinaire,
Du jamais vu sur la Provence :
Une croûte épaisse et très dense
Recouvre l’étang des Aubières.

C’est dur, luisant comme l’acier,
Ca fume un peu sous le soleil
Tout englouti dans son sommeil
Et qu’on peut même regarder !

Car iI est blafard et déteint
Tel un cercle d’étain pâli
Aux contours un peu aplatis.
Février l’a enfin éteint. .

Les canards de la ferme Aubry
Sont tout serrés l’un contre l’autre,
Et pas un cochon ne se vautre
Dans la boue blanchâtre et raidie.

L’étang pétrifié par la glace,
Personne n’en est revenu,
Ni du froid couvrant le sol nu
D’une compacte carapace !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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