Les amandiers

Poème illustré par un tableau de :

Peinture par Christian Guinet
www.peintre-couleur.com

Les matins sont encor frisquets
L’air est toujours bien aigrelet
Mais le gai printemps n’en a cure
Car les beaux jours ne sont pas mûrs.

Il fait gris, c’est vrai, ce matin.
Tout est encore terne et rapé,
Immobile et enchifrené.
L’aube est même blanche au jardin.

Mais sans se soucier de l’hiver
Encor en sentinelle au bois,
Sans prendre garde au dernier froid,
Les amandiers se sont ouverts

Comme de grands parasols roses.
Ils ont fleuri comme jamais,
Peu soucieux de l’air trop frais
Ni du ciel qui se décompose.

Enormes bouquets du beau temps,
Branches couvertes de cascades
De fleurettes en débandade,
Ce sont les chantres du printemps …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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