Le pélerinage

Le mois de Mai est doux cette année en Provence.
Ils affluent de partout, du fin-fond de la France
Et même des confins les plus lointains du monde.
Les trois Saintes Maries sont prêtes pour la ronde

De leurs chants passionnés, de leurs danses ardentes,
Et la Fête demain va être stupéfiante
Comme elle l’est toujours au bord de cette mer
Où les Saintes bannies un beau jour abordèrent.

Mais malgré le soleil, cette année tout est sombre,
Et le peuple des Roms petit à petit sombre
Dans la tristesse grise et lasse du malheur.
Plus rien n’est comme avant, on n’en a plus le coeur

Car on leur a volé les précieuses reliques
De leur belle Sara. Et dans la basilique
Certains baissent le front, désabusés, amers
Qu’on ait ainsi osé profaner leur Lumière.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Portraits. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.