Le lavoir

 

 

Y défilent en filigrane
Les ombres légères des femmes
Qui venaient y laver leurs hardes,
Sémillantes, gaies et bavardes.

Son vieux dallage tout moisi
Frémit encor d’un peu de vie,
Mais au coeur du village en rond
L’antique lavoir se morfond.

Cependant quelques Maghrebines
Ont osé venir y laver
Leur linge aux teintes arlequines
Et le vieux monument renaît .

Il vibre à nouveau de grand rires
Revivifiant son existence.
Et l’eau bleuâtre qui soupire
A retrouvé sa transparence …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire