L’abeille

Une abeille tout affairée
Est occupée à butiner
Le coeur d’une fleur inconnue.
Zinzinnabulant tant et plus,

Tout menu fragment de la ruche,
Légère parcelle en peluche
D’un Tout immuable et divin,
Petit insecte et presque rien,

Elle va transporter la vie
Au bout de ses pattes-brindilles,
La transférant de fleur en fleur
Et enivrée par les odeurs

De la garrigue illuminée,
Comme un minuscule ouvrier
De l’ordre des hyménoptères.
Suc du soleil et de la terre

Son miel viendra ensoleiller
De tristes tartines grillées.
Mais en attendant elle vibre,
Grappille, vole et se croit libre …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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