J’aime le mistral en été

J’aime le mistral quand il souffle,
Enflant jusqu’à la satiété
La volupté d’être en été.
Le plus souvent, c’est un maroufle,

Je vous l’accorde, à détester
Dès qu’il vous confine en décembre
Dans le désert de votre chambre.
Mais il n’est point tel en juillet :

Il sait s’y montrer agréable,
Quand (même si c’est un tueur)
Il absorbe cette sueur
S’avérant si désagréable

Sur votre corps chauffé à blanc
Par un soleil dont la fringale
Est si forte qu’il s’en régale
De ses rayons drus et brûlants.

Le vent, lui, se fait chattemite :
Rafraîchissant frisson léger
Qui s’évertue à alléger
La canicule… ou qui l’évite.

Ses baisers sont tendres et frais
Comme ceux d’une jouvencelle.
Et même s’il trousse les belles,
En dévoilant leurs doux attraits,

Il est alors si bénéfique
Qu’on lui pardonne son culot…
Fraîcheur du vent, fraîcheur de l’eau
Parviennent à faire la nique

A la folle ardeur de l’été
Quand son soleil est survolté.

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous, La Provence au coeur, Le début de l'été, Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

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