Rêve d’été

Eté

Quand reviendra ce temps où l’on vit presque nu
Tant il fait chaud dehors, nous partirons ensemble
Vers un pays tout bleu ; un pays qui ressemble
A un songe audacieux, un songe si ténu

Qu’il suffit de souffler pour qu’il s’évanouisse !
Mais nous le retiendrons… Lors, ce sera l’été
Tout fleuri de parfums et de ces roses-thé
A la tête touffue et dont l’odeur s’immisce

Jusqu’au coeur des maisons. Je te prendrai la main
Et je t’entraînerai jusqu’au pays des rêves.
Nous nous y aimerons, et toujours, et sans trêve :
Plus jamais d’aujourd’hui, plus jamais de demain,

Ni minutes passant qui usent, qui effacent :
Le temps ne sera plus, si ce n’est le beau temps ;
Nous nous enivrerons de soleil trompettant
A grands coups de lumière ! Et sans aucune trace

D’excès d’aucune sorte… Il sera notre ami,
Ne nous brûlera point, ne sera pas nuisible.
Un pays idéal où tout est admissible,
Où l’on peut être heureux, où tout vous est permis…

Ames en vraie symbiose et destinées jumelles
En de grands jardins clairs illuminés de fleurs,
Ruisselant de lumière et imprégnés d’odeurs…
Rêve fou d’un pays à la vie éternelle ?

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Le début de l'été, Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Rêve d’été

  1. Eric dit :

    Vraiment ce poème me touche! un beau rêve!

  2. Pour moi, un jour ( mais tout de même dans longtemps, j’espère… ) il sera réalité !

Laisser un commentaire