Crépuscule en montagne

 Poème illustré par :

Gilbert Thomas
www.gilbthomas.blogspot.com

Des rochers acérés comme des griffes grises
Egratignent le ciel où de grands oiseaux noirs
Planent avec lenteur, et le soleil cerise
A perdu ses rayons dans la douceur du soir.

Il est comme une boule énorme et rouge sombre,
Et les pics dénudés, ravinés, tailladés,
Se découpent à vif sur les nuages sombres
Encor ourlés de jour et d’un halo violet.

Le soleil disparaît, et un liseré d’or
Frange les flots d’un ru. La Bonette s’endort ;
Il n’en reste bientôt qu’une ligne bistrée

Se détachant encor sur l’horizon diffus.
Puis les pics aiguisés aux formes biscornues
Se fondent peu à peu dans la nuit bleu foncé.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Haute Provence. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.