C’est la faute au soleil…

Poème illustré par un tableau de :

Rinat Animaev
www.animaev.net

Les beaux jours sont finis. Le ciel est tristounet,
Triste dôme grisâtre au-dessus de la plaine ;
Car le soleil a mis une petite laine,
Pâle tel un zombie et comme édulcoré.

Le matin il fait froid ; là encor, c’est sa faute
Car il se lève tard, prisonnier de la nuit
Et de l’hiver tout neuf et costaud qui rugit.
La Provence glacée qui souffre sous leur botte

L’implore haut et fort de venir réchauffer
Ses antiques cités et ses rudes garrigues.
Mais c’est un grand sans-coeur. Prétextant sa fatigue,
Il reste bien planqué derrière ses nuées,

Presqu’éteint, avachi. Ses rayons sont en berne ;
Il attend le printemps pour se revigorer
Et retrouver enfin son joli teint doré.
L’astre-roi en hiver est minable et bien terne.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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