Brouillard marin

Brouillard-dans-la-ville

Avalée par la brume, une ville uniforme,
Monotonement grise et tristement informe,
Lumière estompée ! Où donc est le soleil
Prodiguant à l’envi son éclat sans pareil

A ma ville si claire, à ma belle Marseille ?
La cité m’as-tu vue dont l’accent ensoleille
La voix badine et gaie qui prononce son nom
A depuis deux bons jours oublié son renom.

Son horizon gommé par une brume épaisse,
La Méditerranée semble tenir en laisse
Ses vagues amollies dont le crêt s’est brisé :
Son rythme permanent paraît ankylosé

Par le brouillard jauni qui s’est couché sur elle,
Transmettant à l’eau terne une teinte isabelle.
Marseille est étendue sur les bords d’un marais
Sans bords bien définis… La brume a dévoré

Les contours de la mer, les abords de la plage ;
La ville est effacée et n’est plus qu’un mirage
Sous les vestiges gris d’un soleil disparu
Qui vient d’être aboli par un temps incongru.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Automne, Marseille, Méditerranée. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire