Volte-face

Poème illustré par un tableau de :

Vincent Honnoré
http://honnore.peintre.free.fr

Il y a vingt-cinq ans, en découvrant Marseille,
Martin l’a détestée car tout y était … « trop » !
Trop de vent, trop de bruit et bien trop de soleil,
Trop de cris, de rumeurs … Oui ! Tout lui semblait faux,

Sans aucune mesure et trop exagéré !
Tout paraissait partout multiplié par mille !
Grande gueule et vulgair(e), rebelle et distinguée !
L’outrance et la fureur : la folie faite ville !

Et puis il a aimé ce cosmopolitisme,
Ces gens si différents et cette mixité,
Ce côté pas très clair frôlant le banditisme ;
Les couleurs de la mer, le chahut, la gaieté,

Les maisons entassées en ruelles-grimpettes,
Les places de province endormies au soleil,
Et ce grand brouhaha à en perdre la tête :
Ce bleu, ce noir, ce blanc, cet ocre et ce vermeil …

Il a été conquis par cette agitation
Grouillant sur les quais bleus de la mer infinie.
Une ville construite en points d’exclamation !
Il s’est abandonné car il était séduit…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Marseille. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire