Vapeurs

Poème illustré par un tableau de :

Laurent Moulinat
www.dessin-sweetness.blogspot.com

Le ciel est vaporeux et posé en résille
Sur l’horizon brumeux aux contours incertains.
Un léger brouillard bleu en s’égouttant pointille
L’herbe morte qui plie sur le bord des chemins.

Il fait juste un peu frais mais l’été est fini.
Il n’y a plus au loin de lignes bien précises ;
Tout est informe et mou, insipide, un peu gris,
Même l’aube qui point semble fort indécise

A venir se poser sur la ville endormie.
Le ciel est brumasseux et si près des maisons
Qu’il pose sur les toits humides de Carry.
La mer semble étouffée par un voile en coton

Et fume étrangement, tels ces lointains marais
S’étendant aux confins inconnus de la Terre.
Un ciel vraiment bizarre à l’horizon brouillé
Etouffe le Midi frustré de sa lumière.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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