Un souffle de printemps

Gourdon

De son souffle ténu le printemps nouveau-né
Caresse les jardins encor enchifrenés
Par les désagréments de ces longs mois d’hiver.
Bien pâle est le soleil, bien terne est sa lumière

Dans le ciel de Provence pas mal ennuagé.
Est-il fini ce froid qui nous rend enragés ?
Mais un tout petit rien, un doux je ne sais quoi
Flotte dans l’air léger et donne un peu d’éclat

Aux calades pentues de la vieille cité
Haut perchée sur son roc, bien moins engrisaillée
Qu’au mitan de janvier qui la vêtit de neige.
Gourdon l’ensommeillé s’auréole d’un beige

Irisé d’arc-en-ciel. Il surplombe le Loup
Qui roule son eau rare et piquetée de roux
Vers la mer, tout là-bas, scintillant de paillettes.
Le village s’éveille au printemps qui volète,

Tout nouvellement né, sur l’arrière-pays.
Chemin du Colombier, un joli moineau gris
Picore en sautillant quelques rares miettes :
Ce vingt-huit février est un vrai jour de fête.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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