Un sentier en montagne

C’est un joli sentier qui zigzague en flânant
Du Sauze au Super-Sauze. Une sente plutôt,
Que seuls connaissent bien les derniers habitants
Accrochés au Massif par le coeur et les os !

Dès l’aube du printemps, il sent tellement bon
Qu’on a le nez qui frise en respirant l’odeur
Aigrelette et boisée de la végétation
Qui vient juste d’éclore. Des myriades de fleurs

En tapissent les bords pour quelques jours à peine.
Il grimpe allègrement, et c’est un raidillon
A emballer le coeur et faire perdre haleine
Si l’on marche trop vite en quittant le vallon.

Il passe par ici dans un bois de mélèzes
Où l’on a soudain froid tant l’ombre est absolue ;
Et là c’est un pré vert où paissent quelques chèvres ;
Puis l’espiègle chemin saute au-dessus d’un ru ;

Il côtoie quelquefois d’improbables ravins
En tournicotant dur, et l’on a l’impression
De faire des détours qui ne servent à rien.
C’est un petit sentier sans rimes ni raison…

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Haute Provence, Printemps. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.