Un printemps d’autrefois

 

Poème illustré par un tableau de :

Grant Wood
www.gallery.ca

La terre est déjà chaud(e) des tout premiers rayons
Que le grand soleil roux daigne nous envoyer.
Les champs en sont gorgés et l’on peut commencer
A travailler très dur dans les champs gras et blonds,

Blonds de lumière tendre et des premières pousses
Osant enfin germer en petits brins rouquins.
Février n’est pas loin, et l’hiver assassin
S’enfuit loin du Midi, avec le froid aux trousses.

Bien sûr le doux Printemps passant par la Provence
S’y est installé tôt au creux roux des sillons.
Il les aide à verdir en profitant à fond
De la sève et de l’eau giclant en abondance.

Alors partout s’affaire un monde frénétique
Qui ne sait plus du tout où donner de la tête.
On sarcle, on plante, on sue et l’on cligne-musette,
Et la brise alentour a des accents magiques.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Printemps. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire