Un peintre en octobre

Poème illustré par un tableau de :

Mikhaïl Konchalovsky
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Installé à l’orée du bois de Cabrières,
Sa palette couverte de touches ocrées,
L’automne tout jeunet encor vêtu de vert
Vient de peindre un tableau absolument parfait.

Il n’a pas lésiné sur le beige et le roux,
Couvrant tous les taillis de couleurs délicates,
Avec par-ci par là quelques macules fous
Tant ils sont excessifs, mais qui montrent la patte

D’un artiste doué plus que tous sur la Terre :
Des arbres sont en feu, d’autres ternes et pâles,
Ici une ombre brune et là une lumière
Changeant en paradis un monde végétal…

L’automne est un grand peintre, et son père le Temps
Le sait qui lui permet ainsi de tout repeindre
Deux, trois mois dans l’année. Et tous en sont contents
Car son art leur permet de bien moins se complaindre

A l’approche du froid. La Provence est si belle
Toute repeinte ainsi d’un camaïeu doré !
Le soleil la caresse et le vent, de son aile,
Fait vibrer ses couleurs sous le ciel bleu foncé.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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