Ultime douceur

EdmondAstrucCornicheMarseille

Poème illustré par un tableau de :

Edmond Astruc
(1878-1977)

Septembre est délicieux : il est tout en douceur,
Avec parfois, pourtant, des pointes de chaleur
Comme aux pires moments du mitan de juillet ;
Mais tout autour de nous, rien n’a vraiment changé :

On est déjà le vingt ; cependant les jardins
Sont encor si fleuris, ils ont l’air si serein,
Qu’on ne saurait penser que la mort les taraude
Et que, non loin d’ici, l’hiver noir en maraude

S’apprête à déferler pour les anéantir.
Le soleil sur le ciel ressemble à un sourire
Tant il est tiède et doux au-dessus du Midi.
Par contre, il est flemmard et regagne son lit

Plus tôt de soir en soir en écourtant les jours.
Mais l’on n’y pense pas, et il flotte toujours
Dans les rues de Marseille un air tout guilleret
Qui évoque l’amour tant on en est charmé.

Il faut en profiter, et encor, et encor…
Sur la Corniche on court pour ondoyer son corps
Des tout derniers rayons de l’été qui s’en va,
Nous offrant à foison son tout dernier éclat.

C’est un été indien harmonieux, raisonnable
Juste comme il le faut. Et c’est bien agréable
Que Marseille soit sis ainsi dans le Midi !
Ce temps est-il celui qui règne au Paradis ?

« Chère Poétesse,

Je suis le gestionnaire du site http://www.edmond-astruc. fr
Il a été créé à la demande de Laurence Raulin-Astruc, fille du peintre
Edmond Astruc.Elle trouve très bien d’illustrer votre joli poème avec ce tableau de
son père et vous fournira une réponse plus personnelle.
Bien cordialement.
Joël Denisot »

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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