Trop chaud pour un minot…

Quand l’été revenu va faire ruisseler
Des perles de sueur sur ton tout petit nez,
Tu vas grogner, c’est sûr, et couvrir d’invectives
Un ciel beaucoup trop chaud ! Ta famille est native

Des terres embaumées de l’antique Provence,
Pourtant accoutumée à toutes les outrances
De ce soleil d’été qui gronde en déversant
Ses rayons torrentiels sur les flots bleus dansants

De la mer qui ondoie ! Mais tu râles, Tristan !
L’on ne peut t’en blâmer, car depuis quelque temps
L’on a bien trop souvent des étés-canicules ;
Et vu ton âge tendre, il serait ridicule

De te gronder, minot : cette chaleur intense
Nous rappelle bien sûr que tes faibles défenses
Sont encor mal armées face à cette fournaise :
Nous qui sommes des « grands » sommes si mal à l’aise !

Tiens ! Suce ce sorbet, pour te faire oublier
A quel point tu es mal ; et je m’en vais mouiller
Ta bouille de poupon avec de l’eau bien fraîche !
Tu es aussi joli que l’Enfant dans sa crèche…

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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