Triste hiver

Il est terne, il est dur, il est tellement long !
Oh, ces tristes journées, ces nuits interminables…
Nous le détestons tous, ne songeant qu’à sa mort !
Et de cette aversion, personne ne démord

Si ce n’est quelques fous ! Il est tellement triste
Avec ses jours si courts dénués de soleil,
Sauf parfois dans le ciel de doux reflets vermeils :
La lumière en sanglots d’un divin coloriste !

On ne peut l’esquisser qu’avec des lignes raides,
Des traits noirs et aigus ! Dieu vienne donc en aide
A tous ces gens du Nord ne connaissant que lui !
Du fond de mon Midi, je l’ai toujours haï…

Pour le rendre plus gai, l’on a tenté un jour,
En l’honneur d’un Enfant, d’y inclure l’Amour :
Un enfant honoré lors d’une grande Fête,
Qui devrait repousser le Mal. Une défaite

Si l’on voit la bassesse et l’état de ce monde,
Ses malheurs, sa misère et ses drames immondes…
L’hiver y est toujours aussi gris, aussi long.
Hiver démesuré sous des nuées de plomb…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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