Torpeur

 

Poème illustré par un tableau de :

Henri Guey
http://www.henri.guey.free.fr

Mes yeux sont clos, et je ne suis
Plus ici, pas encor là-bas ;
Mon corps est las, et mon esprit
Vogue ici et s’en va par là …

Je ne dors pas mais peu s’en faut !
Je m’enfonce au creux d’une vague
Qui m’emporte … Et il fait si chaud
Qu’il se pourrait que je divague

Au fond d’un long rêve sans fin.
La sieste et son presque-sommeil !
Qu’on est bien après cette faim
De clarté et d’un grand soleil ;

On est bercé par la lumière,
Dodeliné par sa chaleur,
Des senteurs sourdent de la terre
Chauffée par son énorme ardeur.

J’y suis allongée toute molle,
Je m’en vais loin, bien loin d’ici.
Voici que mon  âme  s’envole
Dans un long sommeil sans merci …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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