Taisez-vous, les oiseaux

Silence dans les rangs, les oiseaux. Taisez-vous !
Bien qu’on soit au printemps, faudrait fermer vos gueules
Car mon vieux chat est mort, ce gentil chat si doux
Embellissant ma vie. Et je me sens bien seule.

Le jardin qui embaume inonde de parfums
La corbeille d’osier fané où flotte encore
La délicate odeur de mon petit défunt.
Mais cela m’est égal car désormais j’abhorre

Tout ce qu’il aimait tant : les fleurs, les papillons,
Les insectes speedés, surtout les sauterelles
Dont il s’évertuait à torpiller les bonds
D’un saut mirobolant… Là-haut, des hirondelles

Criaillent à tue-tête, escaladant le ciel.
Tout est gai, tout partout, mais moi je désespère
Car mon vieux chat est mort, qui était essentiel
A ma vie étriquée quand j’étais solitaire.

Oh oui, je le sais bien, maintenant tu es là !
Tu atténues un peu mon immense tristesse
Tout comme le printemps qui gazouille à tout-va ;
Mais rien ne peut gommer mon spleen et ma détresse.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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