Sonnet pour un vieil automne

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Sais-tu bien, cher amour, que quand l’automne vient,
Il me souvient encor des soirées frissonnantes
Où nous faisions du feu ? De ces amours ardentes
Depuis évanouies, il ne reste plus rien

Que souvenirs ternis par l’âge et par le temps.
Enlacés devant l’âtre aspergé d’étincelles,
Nous étions fous, alors ; et tu étais si belle…
Où se sont donc enfuies nos émotions d’antan ?

Cher amour, sache-le : je t’aime encor un peu,
Mais quand l’automne est là et que revient novembre,
Je suis trop fatigué pour rallumer le feu

Tout éclaboussé d’or et de paillettes d’ambre.
Je me recroqueville : il fait tellement froid…
Et je suis bien trop vieux pour d’ultimes émois.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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