Sonnet pour un marathon mouillé

Marathon

Plic et ploc font les pieds dont on dirait qu’ils dansent
Sur le sol inondé foulé gaillardement
Par des millions de pas. Une énorme malchance
Que cette foutue pluie s’acharnant méchamment

A tremper les coureurs qui, tout dégoulinants,
Ne reconnaissent plus le ciel de leur Provence !
On avait pourtant cru que c’était le printemps,
Jeudi et vendredi ! Désillusion immense

Pour tous les supporters écoeurés, déconfits !
Certains ont malgré tout accepté le défi,
Stoïques sous l’ondée dans les rues de Marseille

Où des trombes glacées dégringolent du ciel.
Que leur arrive-t-il ? Et où est le soleil ?
La pluie fait scintiller les coureurs qui ruissellent…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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