Sonnet d’un soir d’été

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Poème illustré par un tableau de :

Claude Gellée, dit « Le Lorrain »
(1600-1682)

La Méditerranée est mouchetée de sang
Par le soleil couchant ; son ultime lumière
Embrase l’onde sombre, et son image altière
S’efface lentement aux confins du Ponant.

La mer s’est embrunie, hormis ces taches rousses
Qui ensanglantent l’eau. Marseille s’adoucit.
En se laissant aller sous le ciel obscurci,
La ville s’assoupit sous la nue calme et douce

Où s’arrondit la lune embrumée d’un halo.
Son image floutée se reflète dans l’eau,
Oscillant sur les flots où tanguent des mouettes.

Un vent paisible et doux souffle sur le Vieux Port,
Le faisant frissonner. Et les pointus* cliquettent
En se cognant l’un l’autre, amarrés bord à bord.

* Barques caractéristiques du Midi

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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