Sommeil d’automne

 

Est-ce une bogue de châtaigne
Ou un Mélenchon incarné
Tant c’est piquant du cul au nez ;
Assez pour que quiconque craigne

De tripoter ce corps dodu !
Tiens ! ça avance à toutes pattes ;
Effrayé, ça se carapate
Pour ne surtout plus être vu

Et ça s’enfuit sous un buisson :
Une aimable petite bête
Toute à sa poudre d’escampette
Et qu’on appelle un hérisson.

Mais d’habitude il est plus vif.
Il semblerait que sa prestesse,
Son dynamisme et sa souplesse
Soient ralentis. Bien moins actif

Qu’au tout début du mois d’octobre,
L’on dirait qu’il va s’endormir
Pour tout l’hiver en un soupir
Et sans du tout craindre l’opprobre

Que suscite un gros fainéant.
Que voulez-vous, c’est la Nature
Qui a fait de sa créature
Un Cendrillon…jusqu’au printemps !

Il sent ses petits yeux qui piquent
Et baille à fendre son museau,
A la grande joie d’un oiseau
Qui en trillant lui fait la nique.

Va-t-en vite jusqu’à ton nid,
Dépêche-toi, petite bête !
Tu vas devoir te mettre en tête
Que le beau temps est bien fini.

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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