Soloeil

 

Poème illustré par un tableau de :

Gilles Arzul
http://www.expo.artactif.com/arzul/

Quand on s’est levé ce matin,
Le soleil avait disparu :
Tout paraissait vide et la rue
Gisait sous un immense rien.

Alors qu’on se désespérait
Un oeil s’est ouvert dans le ciel,
Un oeil géant,  couleur de miel
Avec d’immenses cils dorés,

Et aussi brûlant que notre astre.
Son iris était tacheté
D’un piquetis de points ambrés.
Beauté terrible ou bien désastre ?

Ce regard était insondable.
Cependant il a bien fallu,
Jusqu’à ce qu’il nous ait rendus
Presque tous aimants et aimables,

Le soutenir pendant des heures.
Mais quand enfin il s’est fermé,
Quand sa paupière l’a voilé,
Nous étions devenus meilleurs …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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