Soirs d’antan

Poème illustré par un tableau de :

Joseph Bayol
www.josephbayol.com

Où sont ces soirs d’été, ces jolis soirs d’antan
A l’extrême douceur – où l’on tirait sa chaise
Sur le pas de la porte ; où l’on avait le temps
De rire entre voisins, tout en prenant ses aises

Après le dur labeur d’une longue journée ?
On était bien dehors, enroulé dans un châle,
Car il faisait frisquet sous la voûte étoilée
Après le grand cagnard d’un jour d’août infernal.

Où est cette vie calme et cependant très rude
Où tout petit bonheur semblait exceptionnel ?
Je me souviens encor de la Mamet Gertrude
Narrant à qui voulait combien elle était belle

En sa folle jeunesse. Et toutes ces histoires,
Ces contes, ces chansons… On avait presque froid
Mais c’était délicieux ! Oh, qu’ils sont loin, ces soirs
D’une époque bénie appelée… autrefois !

Pas de télé, alors, qui confine les gens
Au creux de leur maison bien fermée dès huit heures.
Est-ce bien un progrès ? Où est-il donc ce temps
Qui rapprochait les gens pour leur plus grand bonheur ?

Où sont ces soirs d’antan, ces jolis soirs d’été
Qu’on avait le loisir de goûter lentement ?
Ces veillées disparues et qui s’en sont allées,
Comme la vie qui passe en mangeant ses enfants !

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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