Soir d’été en Provence

Glycine le soir

Le ciel étincelé d’un million d’étoiles
Commence à engloutir le Midi qui s’endort.
L’horizon vers Salon est auréolé d’or,
Dernier vestige blond du jour qui met les voiles.

Encor une heure ou deux et il va faire frais
Sous la tonnelle bleue où pousse une glycine
Qui fait pleuvoir sur nous ses grappes purpurines
Embaumant le jardin de leurs senteurs d’été.

Une légère brise aux effluves sucrés
Fait voleter la nappe où sont posés nos verres.
L’arrosage cliquète, et l’odeur de la terre
Se mêlange au parfum de l’herbe frais coupée.

C’est un beau soir d’été, en juillet, en Provence ;
Un beau soir sentant bon les fleurs et la poussière
Qui vient d’être mouillée ; un soir où la lumière
A du mal à s’éteindre ; où le soleil en transe

Ne veut pas se coucher, ni laisser enfin l’ombre
S’installer pour la nuit. Le jour n’en finit pas…
La lumière s’accroche au tronc du catalpa,
Le rayant joliment de stries dorées et sombres.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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