Soif

 

Poème illustré par : 

Daniel Liautaud
http://liautaud.daniel.free.fr

Sous le ciel embrasé par le grand soleil-lion
La terre est comme morte. Et tout être vivant
Y est carbonisé, grillé par les rayons
Que personne jamais n’a vus si virulents.

Les puits sont asséchés tout comme les rivières ;
Il nous faut maintenant économiser l’eau
Car la Provence a soif. Et nul ne fait mystère
Qu’il y a grand danger si l’on consomme trop !

Où sont les fleurs d’antan au moindre carrefour,
Les jardins colorés et fringants de naguère ?
On vit en permanence une chaleur de four
Et tout est désolé comme un pays en guerre.

On a cru trop longtemps qu’étaient inépuisables
Nos sources dévalant des montagnes du Nord.
Plus rien autour de nous n’est riant et aimable
Car tout est bien trop sec et l’on pense à la Mort.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.