Rousset

Sur les rives de l’Arc un jour un chevalier
Rencontra une belle et il en devint fou,
Tellement qu’il voulut sur le champ devenir son époux,
Bien qu’il fût avant tout le Seigneur de Rousset*.

Elle accorda sa main, mais à une condition :
Nul ne la devait voir pendant ses ablutions !
Il sourit, lui promit et lors il l’épousa,
Puis sur son cheval blanc aussitôt l’emporta.

Et les années passèrent, douces et heureuses
Avec leur quatre enfants d’une infinie beauté …
Mais un jour le pauvre homme eut l’idée malheureuse
D’entrer dans le local où elle se lavait :

Un immonde serpent grouillait dans le bassin !
Il poussa un grand cri – hurlement assassin
Car le monstre surpris s’enfuit à tout jamais
Pour aller se cacher tout au fond des marais.

Elle ne revint plus, errant à tout jamais
Et gémissant parfois comme femme en gésine.
Jamais le chevalier n’oublia qu’il l’aimait.
Il s’appelait Raymond et elle Mélusine…

* Poème offert à la ville de Rousset

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Cités provençales, Contes. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire