Réveil blanc

Poème illustré par :

Josette Mercier
www.josettemercier.ch

On s’est éveillés ce matin
De la neige jusqu’aux genoux.
Tout était blanc dans le jardin ;
Les branchages qui ployaient sous

La lourde pelisse si froide
Semblaient tout prêts à se briser,
Et la lessive qui séchait
Etait si glacée, si roide

Que le linge en était sculpté.
Le silence était étonnant,
Bien trop profond, comme ouaté,
Et sans une bribe de vent !

L’air était lourd, et il stagnait
Sur la Provence abasourdie
Où les gens natifs du Midi
Se traînaient tout désemparés,

Oubliant combien étaient beaux
Le gros édredon scintillant
Sous le petit soleil en O
Et les poteaux frangés d’argent !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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