Ravages

Fétus d’arbres noircis dressés dans la lumière,
Bras tordus et lancés à l’assaut du ciel bleu,
Ce ne sont plus qu’espars, des lignes qui lacèrent
A grands traits dévastés l’horizon charbonneux.

Le feu a tout mangé, ici plus rien ne bouge,
Tout est gris, blanc et noir dans un profond silence.
Les flammes sont passées, et le grand fléau rouge
Est allé s’engloutir au fond de la Durance.

Le sol est un tapis de molle cendre chaude
Où de petits cadavres sont ensevelis.
La mort s’est installée dans le vallon où rode
Une odeur âcre et bleue de tisons refroidis …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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