Armand Feldmann
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Chez nous quand midi carillonne,
Les rues sont vides. L’heure sonne
Sur un monde d’indifférence :
C’est souvent ainsi en Provence,

Surtout dans ce village clos
Tapi au pied de son coteau
Et ne pensant plus qu’à « dîner ».
La vie s’est soudain enfermée

A l’intérieur des maisons fraîches ;
Et les rues ne sont plus que sèches
Venelles sans vie et sans heurts ;
Le déjeuner gomme deux heures

Du temps rétréci pour un temps.
Les rues sont vides comme antan,
Aux jours des anciennes chansons
Des troubadours du vieux Quinson.

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