Printemps tardif

 

Nous sommes presqu’au mois d’avril,
Mais il neige et tout est gelé.
C’est comme un suaire glacé
Sur la garrigue, et même en ville

Où tout est morne et trop tranquille
Pour ne pas être très inquiet
De ce temps inaccoutumé.
Le printemps devenu hostile,

Comme étranger à sa nature,
Délave tout en clair-obscur,
Inhabituellement froid.

L’azur lui-même est comme éteint,
Et le roi-soleil se tient coi
Sur le ciel bas couleur d’étain.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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