Printemps marseillais

Géraldine Cornière

Poème illustré par un tableau de :

Géraldine Cornière
www.geraldinecorniere.blogspot.com

La mer est ce matin d’une teinte outrancière.
Les nuages ont fui, chassés par le mistral* ;
Et le ciel est si bleu, d’un tel bleu idéal
Que nul ne saurait peindre une telle lumière.

L’air est doux et léger, épicé et goûteux,
Qui pose sur la bouche une saveur salée.
La mer est chahutée ; une barcasse ailée
Cahote en bondissant sur le courant mousseux.

La ville détendue est bien moins agressive ;
Marseille est indolent en ce prime printemps
Qui rôde un peu partout, où la douceur du temps
Semble s’être infiltrée en son âme excessive.

Tout est frais, pétillant sous le ciel sans nuages.
Là-haut la Bonne Mère* est tout étincelée
Et serre sur son coeur son bel enfantelet
Qui envoie de la main son merveilleux message.

Une foule en couleurs dans les rues baguenaude
Et sourit à tout va. La ville est rénovée ;
Tout y est scintillant, le beau temps l’a sauvée
De l’hiver obligé de fuir aux antipodes.

* Eh oui…Que serait  Marseille sans son mistral ?

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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