Prémices

 

La terre est tellement gonflée
Qu’elle va bientôt accoucher
Du printemps tout vêtu de fleurs.
Autour, tout est de bonne humeur.

La vie bouillonne d’impatience,
Le beau temps veut entrer en danse
Et la Provence n’en peut plus
D’être pelée et toute nue.

Quant au ciel, il se calme un peu
Et il n’est plus aussi frileux
Qu’en février givré de glace.
Aix a ressorti ses terrasses

Où il flotte un air enjoué.
L’on s’y sent déjà tout léger,
Oublieux trop tôt de l’hiver,
De sa trogne grise et sévère :

Il peut s’en revenir encore
Et tonitruer haut et fort
En lançant sur nous son mistral.
Mais peu nous chaut de ce haut mal

Car le printemps est annoncé
Qui saura bien le trucider !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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