Porcelaine

Lina-Ptits

Si soyeuse est sa peau qu’une pêche au jardin
S’en est plaint au soleil. Une peau veloutée,
Se refusant pourtant à être dégustée
Par les nombreux gourmets à l’esprit libertin

Gravitant autour d’elle. Elle est comme un verger
Qui sent bon les fruits mûrs, et son teint ensoleille
Oraison* assoupi. Porcelaine vermeille,
Sa peau si translucide est un piège à baisers,

La main qui la caresse en est électrisée :
Velouté du satin, incroyable douceur
Qui la fait frissonner, transmettant jusqu’au coeur
De fortes émotions. Main tellement grisée

Par ce tendre contact qu’elle en tremble
Et tressaille. Azalée a frémi,
Puis elle a frissonné ; mais le doux friselis
De son teint de velours n’enlaidit point l’ensemble

De son corps si parfait. Et sa fraîche couleur
Est celle d’une rose ou bien de l’églantine
Poussant sur le chemin où le muguet tintinne,
Car la peau d’Azalée est comme un nom de fleur.

Elle est belle, c’est vrai, mais c’est sa carnation
Qui la rend si jolie. C’est une enchanteresse
Dont la peau pure et tiède appelle des caresses
Offrant au bout des doigts d’exquises sensations.

*Petite ville des Alpes de Haute Provence

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

Ce contenu a été publié dans Cités provençales, Les gens. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire